Patrimoine Naturel

 

Rivière des OutaouaisRivière des Outaouais

L'histoire du Pontiac se confond avec celle de la rivière de l'Outaouais, ce majestueux cours d'eau qui prend sa source dans le lac Témiscamingue pour aller se jeter dans le fleuve Saint-Laurent.

Pour les Algonquins et les Hurons, la rivière était, jusqu'au 19e siècle, la voie de navigation par excellence, leur permettant de faire la traite des fourrures sur un vaste territoire. Pendant bien des années encore, l'Outaouais demeurerait la seule voie de transport d'est en ouest.

Les Français furent les premiers Européens à remonter l'Outaouais pour faire le trafic des fourrures. Mais après leur arrivée, des conflits commencèrent à surgir parmi les peuples autochtones.

Après la conquête, des immigrants loyalistes américains allaient donner à la région de l'Outaouais une vocation forestière. L'entreprise ne tarda pas à s'étendre jusqu'au Pontiac où la rivière et ses affluents, principalement la rivière Coulonge, ont joué un rôle vital dans l'exploitation forestière. Chaque printemps, d'immenses radeaux de billes flottaient jusqu'à Ottawa et même jusqu'à Québec. Les bûcherons créèrent des villages entiers, comme celui de Nickabeau. Des villes grandirent là où les affluents mariaient leurs eaux à l'Outaouais, comme à Waltham, et à l'embouchure de la rivière Coulonge, Fort-Coulonge devint la capitale forestière du Pontiac.

Bibliographie : Le patrimoine architectural du Pontiac. Ministère des Affaires culturelles, 1981.

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Chutes Coulonge

Chutes CoulongeL'histoire de la drave est racontée aujourd'hui aux Chutes Coulonge, un site touristique naturel de toute beauté qui abrite aussi un parc aérien avec tyroliennes et via ferrata. Ce site est étroitement lié à la Maison Bryson à Mansfield, demeure du baron de bois, George Bryson Sr., le précurseur du développement de l'industrie forestière dans le Pontiac. Aux Chutes Coulonge, il fit construire une glissade à billes de 915 mètres de long pour contourner cet obstacle naturel. M. Bryson laissa aussi son empreinte dans le village de Fort-Coulonge, accessible par le Pont Marchand en face de la Maison Bryson, où il fit construire trois grandes maisons de pierres pour ses enfants sur la partie ouest de la rue Principale.

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Rocher à l'oiseauRocher-à-l'oiseau

Le Rocher-à-l’oiseau est une paroi rocheuse qui s’élève à 150m au-dessus de la rivière des Outaouais. Il est reconnu comme un site archéologique (CaGh-2) de grande importance étant donné la présence d’œuvres rupestres d’origine amérindienne. Daniel Arsenault, spécialiste d’art rupestre, a déjà décrit le Rocher-à-l’oiseau comme « un joyau patrimonial insoupçonné pour la région de l’Outaouais, pour ne pas dire le Québec tout entier. » Étant donné la grande quantité de panneaux, dont le nombre peut excéder plus d’une soixantaine, aussi bien que la variété des sujets et des formes interprétés, le Rocher-à-l’oiseau peut même représenter un des sites d’art rupestre les plus important en Amérique du Nord.

Les Amérindiens le considérait comme un site sacré, tels qu'en témoignent les récits de voyage de personnages historiques tels que Gabriel Sagard, Paul Le Jeune et le Chevalier de Troye, datant d’aussi loin que 1626. Ils expliquèrent aux Européens qu'un homme fut transformé en pierre alors qu’il levait les bras au ciel, donnat ainsi naissance au rocher. Ils croyaient que le rocher pouvait garantir le succès d'un voyage et par conséquent, ils faisaient des offrandes en plaçant du tabac directement dans une des fissures dans la surface rocheuse, ou en attachant un sac de tabac sur une flèche qui était tirée vers le sommet du rocher avec un arc.

Durant les années 1800, le Rocher-à-l’oiseau est devenu un point d’attraction pour les colons de la Vallée de l’Outaouais (notamment sur le versant sud en Ontario) qui voyageaient sur la rivière des Outaouais en bateaux à vapeur, tel que le S.S. Oiseau qui transportait des passagers et des marchandises entre Pembroke et Rapides-des-Joachims. Aujourd'hui, le Rocher-à-l’oiseau continue à attirer des visiteurs, de nombreux plaisanciers, de même que des amateurs de canoë et de kayak qui s’échouent sur la plage à quelques centaines de mètres à l’est du rocher. À cet endroit, ils peuvent pique-niquer et faire une courte randonnée (1km) jusqu’au sommet où un petit lac les attend. De là, une vue imprenable sur la rivière et sa rive ontarienne s'offrent à eux.

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