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De tout l'Outaouais, le Pontiac se démarque le plus par sa diversité et intrication historiques et culturelles.

Ce territoire, colonisé par des vagues successives d'immigrants français, irlandais, écossais, anglais, polonais et allemands, dévoile l'histoire de son passé par la diversité de ses styles architecturaux, tels que ses cabanes en bois équarri, ses maisons victoriennes ou ses nombreuses églises.

Cette diversité culturelle se reflète dans les noms de lieux qui marquent son territoire : Sheenboro, Fort-Coulonge, Bristol, le lac Schwartz, les Polish Hills... D'ailleurs, la MRC porte toujours le nom d'un grand chef amérindien, le Chef Pontiac de la nation des Outaouais, qui s'est démarqué à la suite de la conquête de la Nouvelle-France, par sa ténacité et son courage. Ce sont là les nombreux filaments de la tapisserie culturelle du Pontiac dont les couleurs se conjuguent dorénavant de façon plus harmonieuse que dans ce passé souvent tumultueux.

Chef Pontiac

Chef PontiacPontiac est né de père Odawa et de mère Ojibway sous le nom de Obwondiag en 1720 au bord du lac Nipissing en Ontario. Tôt, il se fit valoir au combat, d’abord comme tacticien, puis comme porte-bonheur. On disait que lorsque Pontiac ne participait pas à une bataille, il fallait aussi s’en abstenir. Il apprit aussi de son père l’art de convaincre les siens à accepter un règlement en cas de différends ainsi que l’art de stimuler. La règle : ne jamais montrer que l’on doute ou que l’on a peur.

Grand Chef de la fédération des Odawas et Chef Suprême de la confédération des Algonquins des Grands Lacs, Pontiac fut le plus grand allié des Français. Ces derniers comptaient d’ailleurs sur lui pour sauver la colonie des Anglais qui voulaient réclamer les terres au nom de leur patrie.

Pontiac ne pouvait concevoir la vie sous la domination des Anglais.

En 1755, l’armée anglaise était résolue à se rendre maître de l’Amérique. C’est en 1759 lors de la Bataille des Plaines d’Abraham à Québec que les Anglais gagnèrent la colonie française. Le Chef Pontiac n’était pas prêt à accepter cette défaite. Il voulait que les terres demeurent la propriété des Amérindiens et de leurs alliés, les Français.

Le Chef Pontiac organisa une dernière attaque contre les Anglais. Il complota avec les Hurons, les Chippewas, les Odawas et d’autres, afin de reprendre possession des forts et des terres. Il forma ses partisans afin qu’ils deviennent de bons communicateurs et les envoya convaincre toutes les tribus amérindiennes, même les Iroquois qui s'étaient déjà associés aux Anglais, de participer à la reconquête de leur territoire. Suite à des efforts prolongés et à la résiliation des Français, Pontiac dû abandonner et signer un traité de paix avec les Anglais.

Au printemps 1769, le Chef Pontiac fut assassiné à Illinois.

 

Les arts

Marcio Melo - Champs de vachesAvec la quantité et la qualité des artistes qui y vivent et y travaillent, le Pontiac possède plusieurs atouts qui font de la région un milieu de vie propice à la création. Les paysages et les personnalités du Pontiac sont une source d'inspiration pour les artistes depuis fort longtemps.

Chaque année, les artistes du Pontiac ouvrent les portes de leur atelier au public, qui tout en appréciant les oeuvres exposées, profite des parcours pttoresques qui séparent chacun d'eux.

Quelle façon magnifique de découvrir le Pontiac !